Février 1939 – La Retirada dans l’objectif de Manuel Moros

Grégory Tuban

28 janvier 1939. Les autorités françaises ouvrent la fontière de Cerbère à Bourg Madame afin de laisser passer le flot des miliciens et civils – femmes, enfants, vieillards – qui fuient l’Espagne tombée désormais aux mains des franquistes. Manuel Moros, artiste peintre franco-colombien, installé à Collioure, quitte son atelier armé de son appareil photo, pour aller au plus près de l’exode…

De la chute de Barcelone à la Retirada

Eric Forcada

Le 28 janvier 1939, Barcelone tombe aux mains des franquistes et des centaines de milliers de réfugiés affluent à la frontière franco-espagnole.
Les correspondants de guerre et envoyés spéciaux des plus grands titres de la presse française et internationale convergent vers Perpignan…

Les séquestrés de Collioure

Grégory Tuban

Antichambre du camp de Vernet d’Ariège, réservé aux fortes têtes parmi les républicains espagnols, le camp de Collioure engendra à la fois le mythe et l’oubli. Son rôle et son statut sont ici évoqués avec minutie dans un récit historique qui passe en revue les neuf mois de son fonctionnement.

Collioure 1939 – Les derniers jours d’Antonio Machado

Jacques Issorel

Recueil d’émouvants témoignages relatant les derniers jours du poète fuyant l’Espagne franquiste, suivi d’un choix de poèmes écrits en hommage à Antonio Machado exilé.

Journal d’un réfugié catalan

Roc d’Almenara

Le “Journal d’un réfugié catalan” retrace le parcours en France d’un exilé catalan après la Guerre civile espagnole.
Interné d’abord dans le camp d’Argelès en février 1939, le narrateur parvint à s’échapper et traversa la France en passant par Perpignan, Toulouse, Paris et la Dordogne…

Un vilain rouge dans le Sud de la France (journal) suivi de Sable et vent (poèmes)

Manolo Valiente, Jacques Issorel

Manolo Valiente a 30 ans lorsqu’en février 1939 il franchit la frontière devant l’avancée des troupes franquistes. Blessé en 1937 sur le front de Somosierra, il porte un corset et va connaître les hôpitaux de Perpignan et de Lézignan avant de se retrouver au camp d’Argelès-sur-Mer, puis à celui de Barcarès dont il ne sera libéré qu’en novembre 1942. Ce sont ces trois années d’enfermement qu’il raconte dans « Un vilain rouge » dans le Sud de la France…
Ce livre est entièrement bilingue espagnol-français et est illustré par des dessins de l’auteur.

Manuscrit corbeau

Max Aub

Ecrivain de langue espagnole, cet internationnaliste vécut de l’intérieur l’exil des républicains espagnols. Pour témoigner, Max Aub offre sa plume à un corbeau qui dépeint, avec un humour désespéré et acide, l’univers concentrationnaire et les mœurs politiques de l’époque.
Un corbeau se penche sur la condition humaine…

Chevaux 8 – Hommes 70 – Le train fantôme, 3 juillet 1944

 

Francesco Nitti

Le récit d’une évasion dans le dernier été de la guerre. Le 3 juillet 1944, un des derniers trains de déportés quitte Toulouse. A son bord, entassés dans des wagons à bestiaux, sept cents détenus. Le voyage, jusqu’à Dachau, doit durer trois jours. Il durera huit semaines…

Ulysse dans la boue

Jaume Grau

C’est un écho des camps français qui nous parvient avec ces feuillets que Jaume Grau a rédigés de 1939 jusqu’en 1944. Des camps qui enferment tout d’abord les inutiles : mutilés, blessés, gueules cassées de la Guerre d’Espagne, suivis bientôt d’autres indésirables : Gitans, puis Allemands, Polonais, Russes, Hongrois, Italiens, Grecs et Belges, juifs pour la plupart. Jaume Grau va inlassablement écrire, sur des bouts de papier recyclés, durant les cinq ans de sa détention et dresser le portrait de la société des camps…

Amélia – une vie, deux guerres

Manuel Santos, Pascale Malevergne

Amélia Santos est née en 1918 dans une famille espagnole de paysans pauvres. Sa jeune vie d’adulte débute avec la terrible guerre d’Espagne. C’est dans la clandestinité qu’elle quitte ensuite la Catalogne avec son fils âgé de six mois…

Le septième camion, le trésor perdu de la République espagnole

Assumpta Montellà

Une nuit de février 39, talonné par les troupes de Franco, un convoi de sept camions évacue les derniers trésors de la République espagnole qui, les derniers mois de la guerre, étaient restés cachés dans une mine de talc à La Vajol, à quelques kilomètres de la frontière française. Sept camions chargés d’or et de précieuses œuvres d’art provenant du Musée du Prado à Madrid. Mais six seulement réussissent à passer en France. Le septième camion n’arrivera jamais…

Manolo Valiente, du Barcarès à Bram et d’Argelès au Barcarès… un artiste en camp de concentration

Eric Forcada

Eric Forcada retrace le parcours de Manolo Valiente, de camps en hôpitaux militaires du sud de la France, mais aussi d’œuvre en œuvre : on retrouve ses bois sculptés, ses tableaux et ses cahiers remplis de poèmes et de témoignages qui donneront ensuite le recueil “Arena y Viento”, reproduit intégralement dans sa première édition. Ouvrage trilingue français-catalan-espagnol.

Josep Subirats.
Périple d’un artiste : du front aux camps de concentration et des bataillons disciplinaires aux baraquements miséreux de la Barcelone d’après-guerre (1936-1941)

Eric Forcada

Longtemps exclue du monde de l’art car donnant à voir des lieux et des scènes que la société de son temps préférait oublier, l’œuvre de Josep Subirats est enfin rassemblée et étudiée dans ce livre. Artiste peintre pris dans la tourmente de l’histoire, celui-ci apporte son témoignage de l’intérieur : des affiches réalisées dans les ateliers du Sindicat de Dibuixants Professionals en passant par les croquis pris sur le front dans les rangs de l’Armée Populaire, jusqu’aux dessins ébauchés au cours de ses différents internements dans les camps du Roussillon (1939-1940) ou dans les bataillons disciplinaires du franquisme (1940-1941)…

Carl Rabus, empreintes du passé, Saint-Cyprien 1940

Stéphanie Misme

Carl Rabus est un post-expressioniste très connu en Allemagne dont l’œuvre a été considérablement inspirée par son passage dans le camp de Saint-Cyprien en 1940. Ses dessins et linogravures, crus et poétiques, constituent un des premiers témoignages du passage des juifs dans les camps du Midi de La France dévolus à l’origine à l’internement des Républicains espagnols…

Journal de Djelfa

Max Aub

Ecrivain espagnol d’origine française et étranger indésirable, Max Aub (Paris 1902-Mexico 1973) fut prisonnier au camp de Djelfa du 28 novembre 1941 au 18 mai 1942. Il y écrivit une centaine de poèmes qui disent l’exil, l’injustice, la violence, la souffrance, la mort mais aussi la solidarité, la vie et l’espérance…
La traduction et les commentaires sont signés Bernard Sicot, professeur de littérature espagnole à l’Université Paris Ouest.

Sables d’exil, les républicains espagnols dans les camps d’internement au Maghreb (1939-1945)

Andrés Bachoud, Bernard Sicot

80 ans après la Retirada, ce livre bouscule l’histoire des camps français telle qu’on la connaît.
Durant la guerre d’Espagne, au fur et à mesure de l’avancée des troupes franquistes et surtout lors de la chute de la Catalogne en février 1939, on estime que près de 500 000 républicains se réfugièrent en France. Beaucoup d’entre eux furent placés dans des camps d’internement. En mars 1939, les derniers à fuir, par les ports du Levant (entre 10 000 et 30 000), gagnèrent l’Afrique du Nord. La plupart furent internés dans des camps, souvent tout aussi rudimentaires et inhumains que ceux de métropole ; certains y moururent…